Satu Laaksonen (1948-2026)

She Loved France and Film
Satu Laaksonen, a film programmer at the Finnish Film Archive (and the National Audiovisual Institute), passed away in Helsinki on March 18, 2026. She was 77. She was born in Keuruu on August 11, 1948.
Satu’s love of cinema began in childhood at the Suoja movie theatre in Haapamäki. During two years of bed rest caused by rheumatic illness, literature opened a window onto the wider world for the young girl. Outside, trains thundered through Haapamäki’s busy junction station, awakening a longing for distant places.
Her studies in French and art history at the University of Helsinki led Satu to the screenings of the Finnish Film Archive. The meeting of these two passions became a vocation when she chose film translation as the subject of her master’s thesis.
The foundations of Satu’s career were laid even before she completed her degree. A scholarship year in Besançon, France, proved to be a joyous period of freedom and internationalism. Students came from all corners of the world, including Africa and other developing regions. Politics, idealism, solidarity, and cinema together formed the basis of her life’s work.
In 1985, a long-cherished dream came true when she was appointed to a position at the Finnish Film Archive. Like many colleagues, she soon found that what was meant to be a “temporary” post extended into decades.
Many residents of Helsinki owe Satu thanks for broadening their taste in cinema. Her areas of expertise included French and French-language films, Italian cinema, films from Africa and the Arab world, as well as Iranian and South American film series. Her writing was elegant and incisive, as readers of the Orion cinema programme booklet well knew. Through her extensive networks and her remarkable written and oral negotiating skills, she accomplished near miracles.
Her collaboration with the Institut Français in Helsinki was long-standing, and the institute’s successive young audiovisual attachés greatly enjoyed working under Satu’s gently maternal guidance—always, of course, in French. In recognition of her professional excellence, Satu was awarded the French state honour Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, and later the rank of Officier.
Over the years, Satu Laaksonen became the grande dame of the Film Archive’s film programming department. Her unparalleled expertise and warm-hearted personality were widely known. Collaboration with film archives, cultural institutes, festivals, and embassies around the world brought cinematic treasures, filmmakers, and scholars to Finland.
Satu met her younger colleagues with exceptional warmth. Her love of cinema and her enthusiasm were infectious, and she rejoiced in the unbroken chain of generations of film lovers. She was always eager to hear the thoughts of those younger than herself and to encourage them.
Satu was a lover of poetry, flowers, and the song of the blackbird. To the children close to her, she was an encouraging, empathetic, and playful companion. Friends in Finland and France will miss the deep conversations, the radiant smile, and the soft, gentle kiss on the cheek.
Outi Heiskanen
Heidi Heinonen
Arietta Kaila
The authors are friends and colleagues of Satu Laaksonen.
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Elle aimait la France et le cinéma
Satu Laaksonen, programmatrice de cinéma à la Cinémathèque finlandaise (et l’Institut national de l’audiovisuel), est décédée à Helsinki le 18 mars 2026. Elle avait 77 ans. Elle était née à Keuruu le 11 août 1948.
Son amour pour le cinéma prend son essor dans la petite salle « Suoja » à Haapamäki, la littérature lui tient compagnie durant les deux années qu’elle passe cloitrée dans sa chambre souffrant d’arthrite et les nombreux trains qui passent par la station de Haapamäki lui donnant le goût des voyages marquent profondément l’enfance de Satu Laaksonen.
Les études de français et de l’histoire de l’art à l’université de Helsinki l’attirent tout naturellement vers les séances de la cinémathèque. La rencontre de ces deux passions lui donne l’idée de rédiger sa mémoire de maîtrise sur la traduction des films.
Néanmoins, la carrière de Satu se dessine bien avant la fin de ses études lors d’une année en échange universitaire à Besançon marquée par la découverte d’un sentiment de liberté et d’ouverture vers le monde. Elle y côtoie des étudiants de tous les coins de la planète et, dès lors, s’oriente vers la politique, l’idéalisme, la solidarité et le cinéma.
En 1985, son grand rêve se réalise : elle est embauchée à la Cinémathèque finlandaise. A l’image de ses nombreux collègues, Satu réalise que son travail ‘temporaire’ est devenu un emploi à vie. Nombreux sont les habitants de Helsinki qui lui doivent d’avoir élargi leurs goûts du cinéma. Satu était chargée des films français et francophones, des films italiens, des films d’Afrique et du monde arabe, des cycles de films iraniens ou sud-américains. La beauté et la pertinence de sa plume faisait le bonheur des adeptes de la cinémathèque. Grâce à son réseau de connaissances elle arrivait à faire des merveilles.
Elle était en contact permanent avec l’Institut français à Helsinki et notamment avec les jeunes attachés audiovisuels qui savaient apprécier ses conseils bienveillants – en français évidemment. En signe de reconnaissance de ses compétences, l’État français lui a remis la médaille de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, puis celle d’Officier de l’Ordre des Arts et Lettres.
Au fil des années, Satu est devenue la grande dame de la cinémathèque dont la compétence et la personnalité chaleureuse devenaient légendaires. La coopération avec les cinémathèques, les Instituts culturels, les festivals et les ambassades des autres pays ont attiré en Finlande des perles du cinéma mondial, des auteurs et des chercheurs du monde entier.
Satu traitait ses jeunes collègues avec une cordialité exceptionnelle. L’amour et l’enthousiasme pour le cinéma sont contagieux et elle se réjouissait des nombreuses générations de cinéphiles. Elle ne se lassait pas de se mettre à l’écoute des plus jeunes tout en les encourageant.
Satu aimait la poésie, les fleurs et le chant des merles. Pour les enfants de ses amis, elle était la confidente encourageante, empathique et joviale. Ses amis en Finlande et en France regretteront les discussions intenses avec elle, son joyeux sourire et la tendresse de ses salutations.
Outi Heiskanen
Heidi Heinonen
Arietta Kaila
Les autrices de ce texte sont des amies et des collègues de Satu Laaksonen.
Traduit du finnois par Kristina Haataja






