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Information
sur l'affiliation

Chronologie de la
FIAF
La création des premières
cinémathèques
1933
La première Cinémathèque, au sens moderne
du mot, est fondée à Stockholm. C’est
la Svenska Filmsamfundet. Jusqu’alors, les
collections de films constituées dans le monde avaient
un objectif utilitaire (pédagogique, juridique, militaire,
religieux…), et elles étaient spécialisées.
Au contraire, l’archive suédoise se donne pour
but de sauvegarder le cinéma en tant que tel.
1934
Fondation du Reichsfilmarchiv à Berlin.
1935
Création de la National Library à Londres
et de la Film Library au Museum of Modern Art
de New York. Début à Milan de la collection
Mario Ferrari qui deviendra la Cineteca italiana.
1936
Fondation de la Cinémathèque française
à Paris.
Création de la FIAF
Les années de guerre
1938 / 17 juin
Création à Paris de la Fédération
Internationale des Archives du Film à l’occasion
d’une rencontre entre Iris Barry et John E. Abbott (New
York), Frank Hensel (Berlin), Henri Langlois (Paris) et Olwen
Vaughan (Londres). La Fiaf ne comprend donc au départ
que 4 membres. L’acte de fondation comporte une clause
essentielle :
« Sont rigoureusement exclues de la Fédération
toutes institutions ou organisations, quelles qu’elles
soient, qui feraient usage de leurs films dans un but commercial».
Cette règle d’ordre moral a toujours figuré
dans les statuts, et elle a joué un rôle décisif
en donnant confiance aux ayants droit.
Fondation de la Cinémathèque Royale de Belgique
à Bruxelles.
1939 / 26 juillet
Deuxième congrès de la Fiaf à New York.
Le bureau est élu : Frank Hensel (président),
John E. Abbott (chairman / vice-président), Henri Langlois
(secrétaire général) et Olwen Vaughan
(trésorière).
1940-1944
Le troisième congrès, qui devait avoir lieu
à Berlin en août 1940, est annulé. La
guerre coupe le monde en deux. Georges Franju, qui est secrétaire
exécutif, assure à Paris, avec Frank Hensel,
une permanence symbolique.
Les années d’après-guerre
1945
Reprise des contacts, durant le Congrès international
du cinéma à Bâle.
1946
Réunion d’information à Paris (mars) et
troisième congrès de la Fiaf (juillet). Entre-temps,
de nouvelles cinémathèques ont vu le jour :
- les Archives cinématographiques suisses
à Bâle (1943),
- Ceskoslovensky Filmovy Ustav à Prague (1945)
;
- le Nederlands Historisch Film Archief à
Amsterdam (1946) ;
- le Centralne Archivum Filmowe à Varsovie
(1946).
1946-1959
Cette période sera extrêmement fructueuse. De
nouveaux membres se joignent à la Fiaf qui compte à
la fin de 1959, 33 affiliés. L’idée de
Cinémathèque triomphe de la méfiance
des producteurs et de l’inertie des pouvoirs publics
; elle s’impose à travers le monde. Parmi ces
nouveaux membres, la Fiaf compte le Gosfilmofond
à Moscou qui a été créé
en 1948 (mais l’URSS avait déjà, depuis
une vingtaine d’années, entrepris l’archivage
du cinéma). En outre, il y a extension géographique
à l’Amérique latine, à l’Asie
et à l’Afrique du Nord. C’est à
cette époque que se forge, d’un congrès
à l’autre, la théorie moderne des cinémathèques.
Jerzy Toeplitz est président. Ernst Lindgren (Londres)
y joue un rôle essentiel en alertant ses collègues
sur le problème de la pellicule nitrate, en donnant
la priorité aux techniques de conservation et en traçant
les règles du catalogage. Une sorte de révolution
s’opère : on passe de la subjectivité
des premières collections à l’objectivité
des archives actuelles.
1960
La Cinémathèque française quitte
la Fiaf.
1961
La première commission est mise en place, celle de
la conservation. Elle est présidée par Herbert
Volkmann (Berlin, DDR) qui prépare un manuel technique,
"La Conservation des films", édité
en allemand (1963), en anglais (1965) et en français
(1967). D’autres commissions apparaissent dans les années
suivantes : documentation, catalogage, copyright. Elles vont
jouer un rôle essentiel dans le travail
de la Fédération, dans l’échange
des expériences entre spécialistes et dans l’aide
théorique et pratique donnée aux archives.
La conservation du patrimoine cinématographique
devient une affaire urgente sur le plan mondial
1961-1987
Cette période est caractérisée par l’extension
continue du réseau international. La conservation devient
une affaire mondiale, où chaque pays est concerné.
Par la souplesse de ses structures, la Fiaf permet de réunir
des institutions gouvernementales, des musées, des
fondations, des universités et des associations privées.
En 1987, elle comptait 77 affiliés (membres
et observateurs) dans 55 pays. Toutes les régions du
globe sont représentées :
Afrique |
3 |
| Amérique du Nord |
10 |
| Amérique latine |
12 |
| Asie |
11 |
| Europe |
38 |
| Pacifique |
3 |
Tout au long de cette période, la
Fédération étudie des questions théoriques
ou pratiques sur lesquelles elle prend position et constitue
une doctrine. Par exemple : l’autonomie des archives,
la sélection des films et des documents, les projections
des films anciens, les rapports avec les ayants droit, la
formation des techniciens, la dégradation de la pellicule
couleur, la prolifération de fausses cinémathèques,
l’usage de l’informatique, la colorisation abusive
des films noir et blanc, etc. Enfin, les publications de la
Fiaf vont se multiplier.
1971
Mise en place du Periodical
Indexing Project, sous l’impulsion de Karen
Jones (Danish Film Institute), Michelle Aubert-Snapes (British
Film Institute) et de Eileen Bowser (MOMA). Ce sera l’un
des projets les plus ambitieux de la Fédération.
Il s’agit du dépouillement d’environ 100
revues de cinéma dans le monde, étendu ensuite
aux revues de télévision, et qui donne lieu
à l’envoi de fiches ainsi qu’à la
publication d’un Index
annuel. Ce travail s’effectue à Londres,
sous la responsabilité de Michael Moulds.
1972
Pour la première fois, le congrès de la Fiaf
qui se tient à Bucarest inclut un symposium sur «
Les Archives du film et la recherche historique ».
Ce sera bientôt la règle. Publication à
Amsterdam, sous la direction de Jan De Vaal, du premier numéro
(nouvelle série) du Bulletin d’information
de la Fiaf.
1973
Première Summer
School à Berlin-Est, dirigée par Wolfgang
Klaue. Ces écoles d’été seront
ensuite organisées régulièrement pour
la formation du personnel dans les Archives. Elles accueilleront
notamment les stagiaires venus des pays en voie de développement.
1979
La Fiaf obtient le statut B (relations d’information
et de consultation) auprès de l’UNESCO.
1980
La « Recommandation pour la sauvegarde et la conservation
des images en mouvement » est adoptée par
la Conférence générale de l’UNESCO
réunie à Belgrade. Ce texte, à la préparation
duquel la Fiaf a étroitement participé, recommande
:
- la création d’archives cinématographiques
dans les pays qui en sont dépourvus ;
- le dépôt légal de la production nationale
;
- le dépôt volontaire de la production étrangère.
1981
Bruxelles : première table ronde des organisations
non gouvernementales concernées par la conservation
des documents audiovisuels. Les organismes participants sont
: le Conseil international des archives (CIA), la
Fiaf, la Fédération internationale
des archives de télévision (FIAT ), l’International
Association of Sound Archives (IASA ), et l’International
Federation of Library Associations (IFLA). Ces réunions
informelles de concertation seront désormais annuelles,
et l’UNESCO s’y joindra à partir de 1984.
1983
Premier symposium technique organisé en commun avec
la FIAT , à Stockholm, à l’issue du congrès
annuel de la Fiaf.
1984
Publication en 27 langues d’un numéro du Courrier
de l’UNESCO sous le titre (en français) : Éternel
cinéma. C’est une description du rôle
mondial des Archives du film dans la sauvegarde du patrimoine.
1987
Second symposium technique, organisé avec la collaboration
de la FIAT et de la IASA , Berlin-Ouest. Wolfgang Klaue reçoit
la médaille d’argent de l’UNESCO pour son
engagement dans la sauvegarde et la conservation du patrimoine
audiovisuel.
1988
Congrès du Cinquantenaire de la Fiaf, tenu dans la
ville où celle-ci a été fondée
: Paris. Exposition « Affiches du cinéma
muet dans le monde, 1895-1929 » au musée
d’Orsay. Création d’un fonds Fiaf pour
aider les archives des pays en voie de développement
à participer aux travaux de la Fédération.
1989
Publication de Treasures
of Film Archives avec la collaboration de la Cinémathèque
Royale de Belgique.
1990
Création de la Commission
de Programmation et d’Accès aux Collections.
« Projet
Lumière » dans le cadre du Centenaire
du cinéma, sous la direction de Michelle Aubert.
1991
La Cinémathèque française réintègre
la Fiaf. Création de l’Association des Cinémathèques
Européennes (ACE).
1992
Modification des Statuts et Règles
de la Fiaf.
1993
Premier numéro du Journal
of Film Preservation.
1994-2001
Avant-projet et vote de la Convention européenne pour
la protection de l’héritage audiovisuel.
Initiatives régionales et nouveaux défis
1995
À l’invitation de l’UNESCO, la Fiaf participe
aux célébrations officielles du Centenaire du
cinéma à Paris en présence de 1 500 invités
; l’UNESCO lance un fonds de sauvegarde du patrimoine
cinématographique (“100 Years / Saving the
Film Heritage Fund ”). Publication périodique
d’un Calendrier des activités du Centenaire
sur le premier site web de la Fiaf. Plusieurs Archives lancent
avec succès une recherche des films perdus. Publication
des Données statistiques de la Fiaf sous la direction
de Michelle Aubert. Publication du Jeu
des catégories, sous la direction de la Commission
de Programmation et d’Accès aux Collections,
avec le soutien de la Fudação Calouste Gulbenkian.
Brigitte Van der Elst prend sa retraite du poste de secrétaire
administrative ; Christian Dimitriu est recruté comme
administrateur de la Fiaf.
1996
Création de la South East Asia-Pacific Audiovisual
Archive Association (SEAPAVA). Les Règles
de catalogage des archives du film, originellement en
anglais, sont traduites par plusieurs archives en français,
italien, espagnol et chinois. Une nouvelle édition
de la FIAF Summer School
est organisée par la NFTVA/BFI (Londres) avec l’aide
de l’UNESCO. Création d’un groupe de travail
sur «L’avenir de la Fiaf ».
1997
La Fiaf compte désormais 124 adhérents,
40 nouvelles Archives s’y étant jointes depuis
1995. L’UNESCO publie une nouvelle enquête sur
la question du copyright avec la collaboration de la Fiaf.
1998
Le Code d’éthique
de la Fiaf est approuvé à l’occasion du
congrès de Prague et publié en trois langues.
Taxco (Mexique) : première réunion du Council
of North American Film Archives (CNAFA ), un groupe de
travail formé des affiliés de la Fiaf du Canada,
des États-Unis et du Mexique, qui se réunira
désormais annuellement.
1999
Les nouveaux Statuts et règlements
de la Fiaf, de même que de nouvelles règles de
vote, sont approuvés et publiés en trois langues.
Enquête sur la situation financière des 124 affiliés
afin d’instaurer un nouveau système de cotisation
fondé sur le budget des Archives.
Un « Appel pour la paix » est remis aux
Nations-Unies via l’UNESCO suite au bombardement des
collections de films de la Yougoslavie.
2000
Joint Technical Symposium, Paris.
Création du Co-ordinating Council of Audiovisual
Archives Associations (CCAA).
2000-2001
Modifications importantes des conditions d’affiliation
(membres et associés), ajustement des cotisations et
droit de vote des associés.
2001
Création du Fiaf Award.
2002
Première édition du Second Century Forum.
Publication de "This
Film Is Dangerous, a Celebration of Nitrate Film",
sous la direction de Roger Smither et Catherine A. Surowiec.
2005-2006
Lancement de « L ’Histoire
orale de la Fiaf », série d’entretiens,
sous la responsabilité de Elaine Burrows.
2006
Publication de The
Advanced Projection Manual par la Fiaf et le Norwegian
Film Institute.
2007
Joint Technical Symposium, Toronto.
2008
La Fiaf compte 132 affiliés (83 membres et 49
associés) dans 68 pays, situés sur les continents
suivants :
Afrique
6 affiliés représentant 5 pays différents
Amérique du Nord
16 affiliés représentant 3 pays différents,
dont le Mexique
Amérique latine
13 affiliés représentant 10 pays différents
Asie
20 affiliés représentant 16 pays différents
Europe
73 affiliés représentant 32 pays différents
Océanie
4 affiliés représentant 2 pays différents
Congrès des 70 ans de la Fiaf à Paris, organisé
par le Centre national de la cinématographie
à la Cinémathèque française.
Cette chronologie est
tirée de l'ouvrage publié à l’occasion
du 64e congrès et du 70e anniversaire de la Fédération
internationale des archives du film (Fiaf), organisé
par le CNC, qui s’est tenu à Paris du 17 au 26
avril 2008.
Cette chronologie est sous la responsabilité éditoriale
de Robert Daudelin et Éric Le Roy
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